Libro · Les Miserables
Pagina 561 de 763
Autor: Victor Hugo
Tiempo0:00
Velocidad (WPM)0.0
Precisión100.0%
Pulsa iniciar y escribe las líneas exactamente. · Retroceso desactivado — continua incluso tras un error.
Faire le poème de la conscience humaine, ne fut-ce qu'à propos
d'un seul homme, ne fut-ce qu'à propos du plus infime des hommes,
ce serait fondre toutes les épopées dans une épopée supérieure et
définitive. La conscience, c'est le chaos des chimères, des
convoitises et des tentatives, la fournaise des rêves, l'antre
des idées dont on a honte; c'est le pandémonium des sophismes,
c'est le champ de bataille des passions. À de certaines heures,
pénétrez à travers la face livide d'un être humain qui réfléchit,
et regardez derrière, regardez dans cette ame, regardez dans
cette obscurité. Il y a là, sous le silence extérieur, des
combats de géants comme dans Homère, des mêlées de dragons et
d'hydres et des nuées de fantômes comme dans Milton, des spirales
visionnaires comme chez Dante. Chose sombre que cet infini que
tout homme porte en soi et auquel il mesure avec désespoir les
volontés de son cerveau et les actions de sa vie!
Pulsa iniciar y escribe las líneas exactamente.
Sin iniciar